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Nöel 2017, à bas les clichés

Pourquoi la guitare est rose, les robes, les poupées, les balais, les playmobils???
Pourquoi les poupées ne sont adressées qu’aux filles ?  Pourquoi les jouets des garçons font plus de bruits et sont plus violents et pourquoi les filles donnent à manger à leur bébé et apprennent à changer les couches pendant ce temps là ? Non, non, non !

Les catalogues me font bondir, les magasins de jouets ne font aucun effort si ce n’est celui du marketing pour encore plus enfoncer le clou du cliché sexiste, et ça ne choque personne ?  C’est d’un triste…
Et là je ne parle même pas de la propagande des marques comme, La Reine des Neiges et Cars par exemple.
Je suis même peinée de l’idée de certains enfants qui n’ont pas le choix, et qui secrètement souhaiterais quelque chose qu’ils n’imagineront jamais demander.

Le pire c’est que malgré mes efforts, j’ai à la maison un VRAI garçon. La guerre, les transformers, les voitures de courses… rien à faire.
Malgré que César connaisse très bien le sexisme car c’est un sujet récurrent à la maison, il n’y a rien à faire il reste lui aussi enclavé dans ces codes.
Il n’a rien contre les poupées, d’ailleurs il fait la réflexion quand tout est rose en disant que c’est nul et qu’il en faut aussi pour les garçons, mais en tout cas pas pour lui ! ^^
Alors je me dis que c’est encore plus profond que ça, et c’est là ou ça me rends un peu triste quand même.
Tout est là pour leur rappeler  leur identité de genre qu’on leur a attitré (alors ceux qui ne rentrent ni dans une case ni dans l’autre…)
Je ne vis plus avec son papa et je sais très bien que ce n’est pas moi qui lui inculque ça, alors je milite à ma façon. Je passe par les livres.
Et ça, ça passe super bien ! Mais encore une fois attention, les livres sont eux aussi très orientés, prenez le temps de bien les choisir.

L’ana­lyse des al­bums illus­trés pour en­fants pu­bliés récem­ment met en évi­dence glo­ba­le­ment:

  • 2x plus de héros que d’héroïnes
  • 10x plus de héros-ani­maux que d’héroïnes-ani­males

Les his­toires an­thro­po­mor­phiques –avec des ani­maux hu­ma­ni­sés– re­présentent la ma­jo­ri­té des livres pour les 0 à 6 ans. Les en­fants at­tri­buent très clai­re­ment un sexe à ces per­son­nages. (lab-elle)

Le piège de l’androcentrisme

Les adultes consi­dèrent en­core le mas­cu­lin comme le sexe par défaut, ils pensent que les his­toires avec un héros conviennent tant pour les filles que pour les gar­çons, c’est faux?!

Les filles préfèrent les his­toires avec des héroïnes mises en scène dans des rôles va­lo­ri­sés et va­riés, tout comme les gar­çons préfèrent les his­toires avec des héros.
On commence à en avoir pas mal à la maison, et la semaine dernière, nous sommes allés à un festival : « Des Elles pour l’égalité »qui était super.
Pas mal de spectacles, une chorale au top avec des textes poignants et une lecture + expo pour enfants sur l’égalité filles garçons. On a donc pu en rajouter à notre liste à glisser sous le sapin.
Ici une majeur sélection de ce qu’on a aimé ou commandé, mais il y’en a encore pleins d’autres, interrogez votre libraire préféré (et pas amazon!)
premiereslectures

POUR LES ENFANTS :

  • Le petit chaperon Bleu :   
    La petite fille, espiègle, malicieuse, ne se laisse pas impressionner et domine le garçon déguisé en loup, vêtu de rouge… Cette inversion des stéréotypes de genre modifie profondément la signification du conte, pour en faire une rencontre amoureuse dans laquelle c’est la fillette qui prend les initiatives, le loup n’étant plus le danger absolu, mais un partenaire de jeu consentant et séduit.
    Guia Risari s’est inspirée de Charles Perrault et des frères Grimm pour offrir une version moderne et décalée du célèbre conte. Les illustrations de Clémence Pollet s’accordent subtilement avec l’univers vif et espiègle de l’auteure.
  • Mademoizelle Zazie a-t-elle un zizi :
    Il y’a tout une collection comme celle là, mais nous ne les avons pas encore lu, j’ai trouvé le descriptif sympa, bien que si je devais dire quelque chose je trouve dommage que Zazie se vante de gagner quand elle se bat, déjà car c’est un comparatif fille garçon et qu’on retombe dans le rapport de force qu’on inculque au garçon et surtout car je ne suis pas pour se battre.
    Sinon, pour Max, le monde était divisé entre les Avec-zizi et les Sans-zizi, et, bien sûr, les premiers dominaient les seconds. Mais, Zazie, la nouvelle de la classe, dessine très bien, joue au foot, sait monter aux arbres et gagne à chaque fois qu’elle se bat ! Aurait-elle un zizi, elle aussi ? Max profite d’un après-midi à la plage où Zazie et lui ont oublié leur maillot de bain pour en avoir le cœur net…
    Un regard malicieux tout en finesse, sur la première découverte de la sexualité.
  • Mademoiselle Zazie et la robe de Max :
    Max veut faire essayer une robe de princesse à Zazie. Celle-ci accepte à la condition qu’il la mette aussi.
  • Mademoiselle Zazie ne veut pas être hôtesse de l’air : 
    L’arrivée d’un écrivain de livres pour enfants dans la classe est l’occasion d’un spectacle. Zazie sera hôtesse de l’air et Max, conducteur de tractopelle, mais Zazie n’est pas du tout d’accord avec cette distribution des rôles.
  • Contes d’un autre genre : 
    Déja parce que c’est Talents hauts (une de mes éditions favorites, d’ailleurs leur slogan est des livres qui bousculent les idées reçues) et ensuite  parce que 3 contes où les princesses prennent en main leur destin, où la vaillance n’est pas toujours du côté des hommes ni la sensibilité l’apanage des femmes.Sans-titre-1
  • Giga Boy : 
    Coup de coeur chez la Bambifamily
    Celui là, je l’ai adoré, toujours chez Talents hauts, Giga-Boy est le superhéros dont rêvent ses parents jusqu’au jour où, distrait, il part sauver le monde une écharpe rose autour du cou. Il sauve la vie d’une princesse qui le repousse parce qu’il souhaite s’occuper de leurs futurs enfants. Il rencontre des pirates, des cow-boys, des Indiens et des catcheurs qui tous n’ont qu’un seul objectif : se battre et se taire. Découragé, Giga-Boy s’engage dans l’armée et découvre une porte qui mène vers le pays des Vrais-Gens…
    Un superhéros qui atomise avec humour les clichés de la littérature jeunesse « pour garçons ».
  • Le zizi des mots : 1 et2
    Un album qui dénonce le sexisme langagier quotidien. Autant de preuves accablantes mais drolatiques que dans notre langue beaucoup de mots riment avec machos.9782226247315-j
  • Nils, Barbie et le problème du pistolet :
    Coup de coeur chez la Bambifamily
    C’est l’anniversaire de Nils, si il parvient à souffler toutes ses bougies d’un coup, son papa lui promets qu’il pourra choisir ce qu’il veut dans le magasin de jouets. Mais son père fait pression pour qu’il choisisse un pistolet en plastique, alors que Nils ne rêve que d’une chose, avoir une Barbie
    Gros succès à la maison, et gros coup de cœur pour le graphisme et les illustrations !

    ROMANS

    Sans-titre-1

  • Inès la piratesse :
    Inès dirige un équipage de femmes pirates qui lui obéissent sans discuter. Certaines filles sont des garçons manqués, on pourrait dire d’Inès qu’elle est une piratesse réussie. Elle répond en effet à tous les critères du genre, agile, habile, cruelle, hardie navigatrice, elle règne en maître(sse) sur un équipage soumis…On l’aura compris, le principe de ce petit roman jeunes lecteurs est celui de l’inversion des stéréotypes et de l’égalité garçons / filles : le héros est une héroïne, la captive est un captif, etc…
  • 101 bonnes raisons d’être une fille :
    A la manière de Georges Perec dans Je me souviens, l’auteure dresse la liste des 101 bonnes raisons d’être une fille et laisse au lecteur le soin d’y ajouter les siennes.
  • Le jour du slip, je porte la culotte
    La journée incroyablement drôle de deux enfants qui se retrouvent projetés dans le genre opposé, à l’âge où les identités masculines et féminines s’affirment, dans la cour de l’école mais aussi dans les attitudes des adultes !
     Deux récits hilarants qui jouent à fond le jeu du « recto-verso » et qui posent finement la question des relations entre filles et garçons.
  • Histoire du soir pour filles rebelles : 
    Mieux que tous les livres de contes de fées :
    Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières…
    100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.
    Sans-titre-1
  • La princesse et et le dragon
    La princesse Elisabeth est belle et doit épouser le prince Ronald. Un jour, un dragon détruit son château, brûle sa jolie robe et emporte le prince. Mais Elisabeth décide de poursuivre le dragon et de sauver Ronald…
  • Filles, garçons : en fait ça change quoi ?
    Découverte de soi, de l’autre, points communs, différences, préjugés sexistes, idées fausses, etc. Un ouvrage indispensable pour apprendre à respecter l’autre… et éviter une guerre des sexes !
  • Marre du rose :
    Une petite qui fille qui en a marre du rose et refuse d’être enfermée dans des goûts qui ne sont pas les siens, elle se compare à Carl, un petit garçon sensible qui peint des fleurs sur ses voitures
  • A quoi tu joues ?
    Les garçons ne jouent pas à la dînette, ne font pas de la danse, ne sautent pas à la corde, et surtout ne pleurent jamais. Les filles, elles, ne jouent pas au foot, ne savent pas bricoler, ne pilotent pas d’avion, et bien sûr ne font pas la guerre. Une démonstration de l’absurdité de idées reçues non dénuées d’humour et de réalismeADOLESCENTS
  • Il était une fois les filles…
    La relation entre hommes et femmes s’est longtemps exprimée par une domination du masculin sur le féminin basée sur des mythes et des peurs. Mieux comprendre les origines de cette oppression doit permettre de replacer cette différence dans une dynamique positive et constructive
  • En avant les filles !
    Longtemps réduite à un rôle décoratif ou maternel, les femmes ont du se battre contre toutes sortes de préjugés. Comprendre les enjeux du féminisme, l’histoire en invitant les adolescentes à devenir des femmes avec fierté, enthousiasme et ambition
  • Le jour ou je me suis déguisée en filles
    Le meilleur buteur du college partage avec Lisa une autre passion : la mode et les robes. Alors pourquoi ne pas se déguiser un jour en fille? Sauf qu’il n’avait pas prévu que cela ferait toute une histoire…Voilà une petite liste mais il y’en a encore tant d’autres ! Je vous invite en commentaires d’ailleurs à me donner vos titres préférés d’ouvrages, et je ferai en sorte de les rajouter à cette même liste.Pour aller plus loin vous pouvez consulter l’éditions Talents Hauts, mais aussi consulter le site Lab-elle ou vous trouverez tout un tas de livres géniaux répertoriés pour valoriser le féminin !
    J’en ai une version adulte ça vous tente ?

 

 

Pour aller plus loin un chouette article également sur les pt’its mots dits

 

10 Commentaires

  • répondre
    ekiben
    10 décembre 2017 at 23 h 22 min

    Coooooool ! Merci !

  • répondre
    Mogat
    11 décembre 2017 at 6 h 55 min

    Merci à vous pour ces merveilleux livres, j aime beaucoup, effectivement beaux cadeaux de Noël.

  • répondre
    fyts
    11 décembre 2017 at 8 h 46 min

    Enzo adore mademoiselle zazie!! Attention quand meme avec Zazie qui veut toujours tout faire et tout arrangé comme la meilleure des mamans mais on aime bien. Livre et dessins animés! Tout le p’tit groupe de Zazie est sympa d ailleurs, plein de thèmes abordés vers la tolérance et la richesse des différences!
    J ai vu le gros livre pour les petites filles rebelles chez ravy, une merveille! De belles illustrations et un éventail incroyable de femmes ayant marqué l histoire (découvertes, sciences, combat, sport, art, musique) a mettre dans toutes les mains et pas seulement chez les enfants!

  • répondre
    Mariounche
    11 décembre 2017 at 8 h 55 min

    Merci merci Bambi pour cette sélection !!! Je sais déjà ce que va se trouver au pied du sapin pour les loulous ! Ils sont encore petits (3 et 5 bientôt) mais déjà dans les stéréotypes inculqués par la société. Par exemple, mon fils l’autre jour dessine sa nounou et me dit « je lui fait des cheveux longs parce que c’est une fille » et le plus drôle (ou pas) étant que lui-même a les cheveux longs ! Sinon ce que je les entend souvent dire c’est « c’est un jeu pour les garçons  » ou « c’est pour les filles ». Je réagis à chaque fois mais bon, du coup de bons livres ça ne peut qu’aider à planter des petites graines dans leur esprit. Je vais d’ores et déjà me procurer « la princesse et le dragon » et « marre du rose » 🙂 ! Et oui, je suis intéressée par la même chose pour adultes 😉 !

  • répondre
    Françoise
    11 décembre 2017 at 11 h 20 min

    Bonjour,
    C’est une maman de trois enfants, une grand-mère de bientôt dix petits-enfants et une ancienne institutrice et formatrice passionnée par la pédagogie qui vous répond. Je viens de tomber sur votre blog et me permets de vous apporter un point de vue à propos de l’éducation à l’égalité des sexes.
    Pourquoi vous battre pour tirer le balancier du sexisme dans l’autre sens. C’est aussi déstabilisant voire dangereux que le système éducatif que dénoncez. Comme en toute chose, il faut ici aussi mettre un peu de modération. Dans quelque temps, si votre logique s’universalisait, nous serions une société sans identité et surtout sans individus différenciés, libres de penser et d’agir, formatés dans l’autre sens sans respect de leur intégrité physique et mentale.
    La nature a fait des êtres vivants sexués et quoique vous puissiez en dire et regretter, avec des caractéristiques physiques génétiquement bien définies. Vous le constatez vous-même avec dépit, votre petit garçon, malgré son éducation, préfère les jeux identifiés comme « masculins ». Son taux de testostérone explique des goûts et un comportement un peu moins « délicats » que ce que vous pouviez espérer. Ceci dit, je ne nie en rien le rôle de l’éducation dans les attitudes sexistes à outrance mais il faut toute raison garder.
    Aider un être humain à se construire n’est, en effet, pas chose facile. Il s’agit, avant tout de respecter sa liberté tout en lui transmettant les attitudes qui l’amèneront au bonheur. Le vôtre n’aime pas le rose et les histoires de filles ! Et bien c’est comme ça !… Ce n’est pas une raison pour l’entourer de poupons, dinettes et autres berceaux. Cela risquerait d’être contre-productif. Ce qui, par contre, pour moi est essentiel, c’est de lui apprendre le respect et la bienveillance : le respect de lui-même d’abord, un être aimant et aimable, qui mérite d’avoir une vie libre et belle sur cette terre. Le respect de l’autre, ensuite, quel qu’il soit, fille ou garçon, riche ou pauvre, blanc, noir ou brun de peau, jeune ou vieux, d’ici ou d’ailleurs… lui apprendre les règles du vivre-ensemble et c’est en cela que l’école à la maison me dérange… je ne vous le cache pas.
    Et sans la bienveillance, sans cet a priori positif et optimiste, on ne peut rien construire. Le reproche essentiel que je fais à l’expression « l’égalité des sexes » c’est qu’elle est basée sur une idée fausse. Non, hommes et femmes ne sont pas égaux, physiquement, mentalement, génétiquement. Ils sont différents… mais complémentaires. Ils ont, par contre, des droits égaux et c’est l’éducation bienveillante qui les leur enseignera. Il est essentiel de ne pas se construire « contre », c’est plutôt l’idée de la plupart des ouvrages que vous présentez, mais « avec ». A l’école on joue à la dinette puis après au garage parce que la dinette et le garage existent dans la vraie vie mais on n’empêche pas un garçon de jouer sur le circuit et la fille avec les poupées, s’ils en ont envie. Comme on n’éconduit pas un garçon lorsqu’il veut promener poussette et poupée. C’est l’éducation au partage des taches, au partage tout cours, d’ailleurs, qui sera bien plus profitable. On fait ce qu’on aime mais en respectant ce que font les autres… et en les aidant lorsqu’ils en ont besoin. Dans les trois familles de nos enfants âgés de 34 à 38 ans, ce sont les garçons qui font les lessives, les courses, les repas et gèrent souvent les enfants car les filles ont des activités professionnelles plus prenantes, ceci s’inversant lorsque, par exemple, les mamans sont en arrêt pour la naissance des enfants.
    Voilà, excusez cette réflexion un peu longue… mais c’est tellement important un enfant ! Et de son bonheur et de son bien-être affectif, moral et bien sûr matériel dépend le devenir serein de notre société…
    Joyeux Noël à César et heureuses fêtes de fin d’année à toute la famille !

    • répondre
      Bambichoses
      11 décembre 2017 at 13 h 06 min

      Bonjour Françoise,

      Un commentaire qui aurait pu être intéressant et constructif si premièrement il n’était pas si décevant de par sa déformation professionnelle d’ancienne institutrice. Je connais, j’ai une mère à la retraite, institutrice…
      Voyez vous j’ai des enseignantes qui passent sur le blog, souvent elle m’exposent leur point de vue différent du mien, ce n’est pas toujours facile mais comme vous le mentionnez si bien il y’a souvent de la bienveillance, ce que je ne retrouve pas forcément dans ce commentaire quelque peu acerbe. Permettez moi de constater également de par vos précisions que vous êtes « de la vieille école », ces institutrices qui ont été catastrophiques pour les enfants de ma génération, par leur approche dite pédagogique. Ha !La pédagogie, qu’on utilise à tout va, derrière laquelle nous nous cachons et ou nous excusons de tout !
      Cette ancienne pédagogie, qui nous distribuait des bons points pour féliciter nos efforts d’écriture, ces évaluations bien trop tôt pour nous comparer les uns les autres et de ce fait encourager la compétition et le malaise chez certains et pointer du doigts les lacunes au lieu d’encourager les acquis, celle qui nous mettait même au coin pour certains, cette pédagogie qui nous faisait faire des lignes à répétitions pour des « punitions » inutiles et abrutissantes, la pédagogie des devoirs à la maison sans fin. Oui je la connais bien. Voyez vous je l’ai même côtoyée de très près tout au long de ma vie grâce à ma mère institutrice, soucieuse de m’élever sans tirer le balancier du sexisme, à grands coups de poupons, berceaux et autre dînette, et rose bien sûr ! Ha que serais je devenue aujourd’hui ! Un garçon manqué? Ou pire…peut être lesbienne? Heureusement j’ai eu un vrai modèle féminin, une maman qui se maquille, même pour sortir les poubelles, qui disait que les pantalons ne m’allait pas en raison de mes formes bien trop présentes pour être présentables, sans doute… Alors quand je lis que le système éducatif que je dénonce est dangereux, et que si ma logique s’universalisait, nous serions sans identité.. j’en tomberais presque de ma chaise ! Mais je vais rester assise pour vous répondre, car c’est votre commentaire qui m’alarme. Ne seriez vous pas un brin « mariage pour tous » sur les bords ? Ce que vous avancez est plutôt grave, puisque vous affirmer que mon fils est élevé au milieu de poupées et autres dînettes, dans le rose et que je l’empêche de penser et d’agir, pire que je le formate dans l’autre sens sans respecter son intégrité physique et mentale. Voyez vous, bien que je n’ai absolument aucun compte à vous rendre, je vous rassure mon fils va très bien, c’est un petit garçon censé et réfléchi qui ne tombe pas dans le jugement qu’on aurait pu lui apprendre à l’école. D’ailleurs, m’autorisez vous à vous demander qui êtes vous pour avancer de tels jugements que je ne vous ai apparemment pas demandés ?
      Enfin, excusez moi aussi pour la longueur de réponse, je terminerai en citant une amie à moi, un petit paragraphe que j’aime beaucoup :

      Merci Madame, vous venez de m’éclairez alors que j’étais perdue dans la pénombre du vice.
      Je vais de ce pas couper les cheveux de mon fils et le scolariser .
      Où avais je la tête pauvre pécheresse!!!! J’ai failli en faire un pédé »
      (la grande Agathe Deluxe, accompagnante en parentalié, spécialiste du 4ème trimestre de grossesse, parent Ief, future sexothérapeute, féministe)

  • répondre
    Nc
    22 décembre 2017 at 13 h 07 min

    Coucou,

    Te prends pas trop la tête, surtoût avec des personnes qui savent tout.
    Il me semble bien avoir vu César avec du rouge à lèvres 😉

    Amusez-vous bien.

  • répondre
    Marie
    14 janvier 2018 at 23 h 08 min

    Merci pour cet article !!! Je suis maman d’une petite fille de 17 mois et certains des livres de cette liste vont rejoindre très vite notre bibliothèque !

  • répondre
    Klein Maryse
    17 janvier 2018 at 1 h 29 min

    Je n ai pas d idées préconçues à ce sujet . Ma fille à 26 ans elle a toujours joue avec des poupées mais elle a fait aussi beaucoup de sport surtout de l équitation à beaucoup lu , elle avait une vie sociale intense .en fait elle c est élevée toute seule comme une plante sauvage . On discutait de tout sans tabou je lui ai surtout enseigné le libre arbitre . Elle a fait des études poussées . Maintenant elle voyage beaucoup changé de travail tous les ans possède un esprit libre . Elle a une vision des autres humaine . C est une personne libérée . Nous continuons à échanger et à commenter sur tout ce que nous lisons , ce que nous vivons . Tout ça pour dire que je haïssais les barbies qu on lui offrait , je n ai pas réussi à lui faire partager certaines de mes passions ni elle les siennes et pourtant c est une jeune personne accomplie à qui j ai juste évité certaines ornières et guidée quand elle prenait des chemins de traverses dangereux . Elle a souhaite être indépendante très jeune et à quitte le nid très tôt . Les thèmes sexistes elle les a découvert très jeune par elle même alors que dire à part aimons nos enfants et aidons les à devenir des adultes bien dans leur peau et dans leur vie. J ai vu les dégâts chez certains de ses amis d une éducation que je baptiserais de classique pour rester soft .
    Pour revenir dans le sujet les livres ont été le meilleur dans son éducation et oui défendez une autre littérature , j apprécié cet article au plus haut point dommage que cela existait moins il y a 26 ans .

    • répondre
      Bambichoses
      17 janvier 2018 at 15 h 34 min

      merci Maryse pour ce témoignage !merci beaucoup !

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