Culture livres de nain

Le sexisme chez les enfants

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Depuis quelques temps, je me penche sur des lectures féministes passionnantes dont je vous parlerai prochainement. Ceci amenant cela, je me suis sérieusement intéressé sur le sexisme expliqué aux enfants. César est un petit garçon curieux de nature qui ne cesse de tester et de s’observer. Il a eu une grosse période ou son truc c’était de se maquiller.
J’avais envie de rire parce que je trouvais ça vraiment drôle de le voir se maquiller et mignon, au lieu de ça je me suis abstenue (ne pas rire , c’est cool aussi de ressembler à une fille!), et nous avons regardé ensemble ce qui pourrait lui plaire pour se maquiller et approprié à son petit minois. On s’est bien amusés, j’ai trouvé ça vraiment cool et un bon départ pour tordre le cou à cette théorie du genre dégueulasse. (oui je pèse mes mots).
César est un petit garçon vivant, curieux à qui j’apprends de s’aimer tel qu’il est, que les différences existent et qu’il n’y a aucune honte à ressembler à une fille, se maquiller, se travestir ce qu’il veut pourvu qu’il se sente bien dans ses baskets !
Je fulmine de nombreuses fois quand lors de mes recherches de nouveaux livres jeunesse, je croise des rayons entiers d’ouvrages bourrés de clichés et de stéréotypes. Les rayons de jouets sont une aberration sans nom :un côté rose/poupée/latotaleménagère/activitésmanuelles/commentêtreuneparfaitefille/trop girly pour les filles, un côté bleu/guerre/garçon/voitures/dinosaures/jevaistoutpéterparcequejesuisungarçoncestnormal.

Pour les fêtes j’ai pas mal cherché des bouquins pour César, j’ai pu trouver des merveilles comme le super professeur Astrocat, ou le superbe Sous l’Eau (mais aussi sous terre) aux éditions Rue du Monde.
La littérature jeunesse suit malheureusement l’évolution de l’idéologie en général. Par exemple, si on y regarde de plus près, dans les années 70, il y a eu une prise de conscience de l’importance de faire évoluer l’image de la femme. Fifi Brindacier, Fantômette, dégourdies et hyperactives, quand à Caroline elle était en salopette et faisait de la montgolfière (Clémentine Beauvais). Les personnages pour filles sont amincies, féminisées à outrance sous couvert d’une cure de jouvence des personnages. Je suis sincèrement choquée des clichés qui peuvent être véhiculés par les maisons d’éditions, et combien les acheteurs mettent les deux pieds dedans.
On encourage les fillettes à se pomponner, savoir faire la cuisine, « être présentable » et allez que je te vends des make-up à paillettes( et là on ne parlera même pas de la composition abominable dont sera tartiné la future héritière), froufrous et compagnie pour être la plus belle !! Mais de qui se moque-t-on? C’est quoi le problème avec les filles de vouloir forcément les rendre neuneus, et les garçons en faire des tyrans, passionnés de voitures de courses, calés en archéo et en armes de guerre? Comment peut on encore tolérer ça en 2016?

Je me souviens la dernière fois, à Oxybul et jeu, je vois les costumes de déguisements. D’un côté pour les filles : princesse, de mariée (oui oui!!), de coccinelle mignonne, de fée des neiges le tout en rose je vous le donne en mille !! Je vous laisse deviner ce qui est destiné aux garçons… (bien qu’ils aient fait quelques efforts dernièrement j’ai vu le pirate pour filles, c’est pas gagné..)
Je n’ai pas pu m’empêcher de le faire savoir à la responsable.
Ces cuisinières, machine à laver (en rose of course), balai et poupées me désespère, on les formatent dès tout petits et personne ne dit rien !!
Savez vous que l’on installe très très tôt ces clichés ?
Prenez par exemple, le cadeau de maternité, combien d’entre nous, on offert quelque chose de neutre suivant le sexe du nouveau né ?
Quels sont les jouets qui leurs sont offerts par la suite ? Les couleurs ? Alors je ne dis pas, heureusement bébé, c’est très coloré, mais les vêtements ? J’avais lu que sans le vouloir, nous orientons nous même le comportement de nos enfants suite aux jouets et activités que nous leur proposons.
Les stéréotypes ont la peau dure, une fille qui fait des trucs de garçon sera forcément étiquetée d’un « garçon manqué » mais ça passera, par contre un garçon qui fera des trucs de « filles »… Ça coince!
Même moi je me suis surprise plus d’une fois à ne pas choisir tel ou tel choses pour César de peur qu’il me reproche que ça faisait fille, c’est dire ! Et malgré tous mes efforts, le « mais c’est pour les filleeees » persiste.. #tantpisj’auraiessayé
même le pauvre cheval est genré maintenant c’est une activité pour les filles!
A chaque fois que je fais des achats de vêtements pour César, je suis encore surprise de la taille du rayon fille/garçon, et de voir les couleurs dominantes… Sommes nous encore dans la chambre bleu pour le garçon et le rose pour les filles ?  Je crois que oui, même si cela évolue, ouf !
Je voulais que César connaisse ce genre d’ouvrage dans sa bibliothèque, j’ai donc pris :
On est pas des supers héros, de Delphine Beauvois et Claire Cantais aux supers éditions Jamais trop tôt,
qui est la « suite » de On est pas des poupées et s’intitule mon premier manuel anti-sexiste (yeahhhh)
Même si le graphisme ne m’emballe pas énormément, il plaît beaucoup à César, et j’aime le ton donné pour permettre à l’enfant de s’identifier et grandir tranquille en s’affranchissant des clichés sexistes, on parle de pouvoir pleurer sans honte, exprimer ses sentiments, être malin plutôt que musclé etc..
J’ai aussi choisi « Mes deux Papas » aux éditions Tom Poche, une jolie histoire de deux papas qui adoptent un bébé oiseau, pleine de poésie et de douceur.
A la maison, le sexisme n’a pas sa place, ni le spécisme, ni l’homophobie, ni le jugement, on teste, on essaie, on va vers l’autre et on verra ensuite.
Rassurez vous ce n’est pas si simple chaque jour, mais au moins on essaie c’est ça l’essentiel!_dsc3300 _dsc3299
J’essaie de varier les lectures de César au maximum, les couleurs et les thématiques.
Il y’a encore Bichon, un petit garçon qui aime le rose et joue à l’élastique à la récré, la poupée d’Auguste, ou encore La pire des Princesses, (cette princesse qui refuse d’attendre le prince dans son donjon qui préfère partir à l’aventure ) , la Princesse qui n’aimait pas les princes, Péronnille la chevalière, j’ai des maisons d’éditions que j’affectionne beaucoup comme Rue du Monde, Sarbacane, Talents hauts, Planète rêvée, le Rouergue, l’âge d’homme (pour le spécisme, nous avons la chance d’avoir une offre, profitons en ! Ne laissons pas baigner nos enfants dans ces clichés obsolètes !
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Dernièrement, grâce à ma copine Add qui elle aussi lutte contre les clichés, on a découvert le dessin animé Shezow, un dessin animé d’un petit garçon super héros macho doté de supers pouvoirs en enfilant une bague et une jupe. Il n’a pas fait rire les parents conservateurs qui ont carrément fait tourner une pétition…. (oui oui vous lisez bien) ou ils dénoncent le supposé caractère transgenre du personnage. (bah oui faudrait pas trop faire sortir leurs filles de derrière les fourneaux et que les hommes montrent leurs émotions ou un goût trop prononcé pour les couleurs ou vêtements interdites à la gente masculine) je cite : « une tentative menée par les gays, les lesbiennes et la communauté transgenre pour endoctriner nos enfants afin qu’ils acceptent ce style de vie». «Les médias sont déterminés à polluer les esprits de nos enfants et il n’y a pas de meilleur moyen pour les désensibiliser qu’un dessin animé»
Hum hum… sans commentaires
Puis on en est venues à discuter des dessins animés en général, c’est vrai que par exemple le dessins animé Rebelle que j’ai beaucoup aimé d’ailleurs, ( ou on avait insinué qu’elle était forcément gay puisqu’elle ne voulait pas se marier…) j’avais trouvé le titre moyen, genre elle est rebelle parce qu’elle ne veut pas se marier … Oui sauf qu’en anglais le titre c’est Brave (courageuse en français) tout de suite ça ne veux plus dire la même chose..
Mais la ou ma copine Add m’a le plus scotchée, c’est quand on en est arrivée à la Reine de neiges, moi qui trouvait ça complètement marketing et j’avoue pas terrible (pourtant César a aimé), elle m’a appris que déjà les réalisatrices sont lesbiennes, et que en effet il y’a un parallélisme avec le « cominig out » façon je sors du placard. Rejetée par sa famille, parce qu’elles montre ses pouvoirs, chassée par les gens, pris de peur, elle avouera tout en s’égosillant à longueur du film « Liberéeeeeee, délivréeeee, je ne mentirai plus jamaiiiis! (c’est fichu je vais l’avoir dans la tête pour la journée!), et il est vrai qu’elle ne se marie pas à la fin, mais qu’elle est sauvée par un geste d’amour de sa sœur qui l’accepte telle qu’elle est ..
Bon dommage de toute la partie marketing dont on assomme les fillettes mais c’est un autre débat !
J’éspère avoir suscité la curiosité chez vous, pour certain(e)s je ne vous apprends rien, d’autres poussez la porte de votre libraire il saura vous conseiller !
A Toulouse nous avons trois supers librairies que j’adore, Ombres blanches, Terra Nova et La librairie Floury.
Je vous souhaite une très belle journée !

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23 Commentaires

  • répondre
    Add Fun And Mix
    10 janvier 2017 at 13 h 09 min

    Tordons le cou à tous les vieux stéréotypes qui empêchent les gens d’être libres et heureux ! Bisous, jsuis bien contente que vous ayez aimé Shezow, Vega adore cette série 🙂

  • répondre
    Mauvaise Épine
    10 janvier 2017 at 13 h 34 min

    J’aime ! J’aime lire ce genre d’article qui me conforte dans mes convictions. J’aime partager le fait d’être écœurée par les rayon jouets / vêtements / littérature qui maintiennent filles et garçons dans leurs petites cases, avec la complicité des parents. J’aime aussi les notes d’espoir apportées par vos trouvailles et votre réflexion.
    Merci beaucoup pour ce site que j’aime, tout simplement.

  • répondre
    Zoéline
    10 janvier 2017 at 13 h 38 min

    Super article merci beaucoup !

  • répondre
    fyts
    10 janvier 2017 at 14 h 19 min

    a la base, je n’ai pas de cases dans ma tête, j’ai été et je suis encore un peu un garçon manqué qui met du mascara…
    on va rarement dans les magasins de jouets avec mon petit, mais à la maison il joue avec sa cuisinière autant qu’avec son camion de pompiers, chez sa mamy idem et il adore la poussette pour enfant (mais il met des voitures a la place du bébé)… je pense tout de même que malgré tout ce qu’on dit et malgré notre ouverture d’esprit, nous n’offrirons pas une robe à un petit garçon qui vient de naître, si mon petiot avait les cheveux longs, cela ne me viendrait pas à l’idée de lui faire des nattes ou lui mettre des barrettes hello kitty… tu vois où je veux en venir?
    je crois qu’il faut tout simplement cultiver et accepter les différences, lui apprendre la tolérance et lui donner envie d’aller à la rencontre de l’autre..

    • répondre
      Bambichoses
      10 janvier 2017 at 14 h 27 min

      Il est vrai . Seulement pourquoi ? Pourquoi un garçon ne pourrait pas porter du hello kitty ? Qui a dit ça ? César sort parfois avec des barettes roses dans les cheveux et il s’en fiche . Je pense au contraire que c’est à nous de montrer qu’il n’y a pas de honte à utiliser des choses dites pour filles ou garçons alors que c’est la société qui a dicte ça ! J’ai déjà fait des nattes à césar aussi;) je vois complètement ou tu veux en venir mais je vois aussi que malgré tout comme tu le dis les clichés ont la peau dure . Les nattes ne sont pas réservées au filles !

      • répondre
        fyts
        12 janvier 2017 at 15 h 35 min

        non en fait je pense direct aux vikings quand je vois des nattes sur un homme… 🙂 et ce n’est pas une boutade!
        kitty je peux pas la blairer donc ça c’est autre chose, je crois que ce n’est pas une histoire de couleur mais vraiment le personnage qui est apprécié d’avantage par les filles sans qu’on ne dirige quoi que ce soit!
        idem pour les jupes et les robes, de rares hommes en portent aussi pourtant il n y ‘a pas de rayon robe pour homme, ni pour petit garçon… non pas que ce soit mal vu ou interdit, c’est juste qu’on concidère tous ces clichés comme étant la logique, une sorte de moule vénéré par les gens normaux qui restent dans le chemin sécurisant de la normalité monotone…

      • répondre
        moomin_mamma_
        14 janvier 2017 at 17 h 15 min

        moi aussi j’ai mis des barettes à mon fils, quand il avait les cheveux trop longs dans les yeux. Et mon père, pourtant ouvert, les lui a enlevées avant d’entrer dans le café de son village. Ca m’a étonnée, mais ça en dit long. A la maison c’était acceptable, mais pas devant les autres.

        Quand aux robes, le nombre de fois où je lui ai dit (à mon petit) que c’était culturel, et que si ça lui chante, why not? Bon j’avoue que y en a pas à la maison et que ça me ferait bizarre, mais j’espère semer des graines (dans ma tête comme dans la sienne^^)

  • répondre
    Chlouwy
    10 janvier 2017 at 14 h 22 min

    Merci pour ce bel article ! Et merci pour les bonnes idées de lecture ♥

  • répondre
    Dorothée
    10 janvier 2017 at 14 h 33 min

    Tu m’as scotchée aussi sur la Reine des Neiges, je n’y avais jamais pensé sous cet angle là !!!! Et on peut citer aussi Vaiana le dernier Disney : pas d’histoire d’amour, pas de mariage, l’histoire tourne autour d’un tout autre sujet et Vaiana se débrouille très bien toute seule ! C’est bon à prendre !

  • répondre
    Larissa
    10 janvier 2017 at 14 h 37 min

    C’est le genre de réflexion que nous menons aussi. Avec un petite/grande fille et un petit garçon je vois à quel point ça commence jeune. Les maîtresses qui font des remarques soi-disant innocentes à mon fils de 4 ans quand il vient avec du vernis sur les ongles parce qu’il a voulu participer au jeu de sa grande soeur, les réflexions du styme « jeu de fille, jeu de garçon », la genrification dans tout…
    Quand mon cadet avait des soucis de propreté à l’école, une maîtresse m’avait dit en rigolant que du coup elle lui mettait comme vêtement de change des pantalons « de fille » pour le motiver. Il y a eu ce moment de malaise quand je lui ai répondu avec un grand sourire (pour ne pas m’énerver inutilement) que ça risquait d’avoir l’effet inverse car il adorait s’habiller comme sa soeur – et mon fils d’approuver calmement à mes côtés…
    Je vais regarder les livres mentionnés, ils ont l’air très chouettes. Merci!

  • répondre
    Tinea
    10 janvier 2017 at 16 h 58 min

    C’est un article très intéressant,je trouve. Merci.

  • répondre
    Christellemars
    10 janvier 2017 at 17 h 40 min

    Un livre que j’aime beaucoup lire à mes élèves « A quoi tu joues ? », pour démarrer la discussion…
    ( Et oui, tu es lue par au moins une maitresse – végétarienne et anti -clichés ! )

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    votrefillecherie
    10 janvier 2017 at 18 h 35 min

    Le genre d’article nécessaire !
    Je compte bien avoir la même démarche quand j’aurai moi-même des bambins !
    Mais je vais lire tout çà avant eux !
    Merci

  • répondre
    Louise
    10 janvier 2017 at 22 h 16 min

    Tu connais peut-être ce blog mais il est très instructif sur ce sujet, et parle des nouveautés dans les rayons !
    https://filledalbum.wordpress.com/

  • répondre
    Marjanepire
    11 janvier 2017 at 10 h 33 min

    Chouette article !
    Ici Simon a testé le maquillage, le vernis à ongle, les barrettes dans les cheveux, les jupes et robes de déguisement (et même les mules en plastique roses à pompon offert à sa soeur par mamie!… )
    Bien évidemment j’ai laissé faire. Mais j’ai remarqué qu’il demandait à ce que je lui enlève le vernis pour retourner à l’école.
    Il repère que des tas de choses sont possibles, mais peut être pas partout…
    On côtoie des couples homos, les enfants sont très à l’aise avec cette idée et il me semble que les enfants comprennent bien que l’on peut aimer qqun pour sa personne plus que pour son appartenances sexe féminin ou masculin…
    Après je vois bien et ils l’expriment d’ailleurs qu’ils font la différence entre ce qu’on vit en famille, entre amis et ce qui peut se vivre à l’école ou dans le monde en général…. c’est à dire qu’il y a des lieux des ambiances + ou – cool et ouvertes . Par ex mon fils remarqué qu’il mange des trucs que ses camarade d’école ne connaissent pas, à contrario nous ne connaissons pas certains trucs que vivent d autres familles et dont ses copains de classe lui parlent : comme la grosse fête de réveillon des gendarmes, le quad, la chasse ….
    Je me dis que chaque culture familiale à ses richesses…
    On choisit ce qui nous convient et on le transmet aux enfants en tentant de les laisser le plus libre possible….
    J’aime bien l’histoire de la reine des neige !
    Et sinon on a bcp aimé ave les enfants le film Tomboy !!!!
    Qui a fait polémique aussi….

  • répondre
    Cha
    11 janvier 2017 at 15 h 55 min

    Bonjour à tous.tes
    Je suis ton blog depuis des années tout en admirant ton évolution… La question du sexisme infantile est particulièrement intéressante et paradoxale.
    Étudiante en psychologie du développement c’est un de mes thèmes de recherche préféré et il y a beaucoup d’études qui ont montré que l’identité de genre est extrêmement marquée pour les enfants de 4/5 ans… C’est l’âge où les enfants ont besoin de s’inclure dans le groupe et définir ce qui caractérise le groupe pour mieux le comprendre. A cet âge c’est les différences sexuées (culturelles) qui dominent : longueur des cheveux, vêtements, maquillage… Ces mêmes études ont montré que ces stéréotypes produits par les enfants vont ensuite diminuer (ou s’accentuer) en fonction de l’éducation parentale. En gros il y a un âge où l’enfant va émettre beaucoup de stéréotypes et c’est normal jusqu’à la fin de la maternelle, début du CP !
    Si cette question t’intéresse j’ai lu une thèse intéressante d’un chercheur toulousain : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01080693/document
    Bisous et merci pour ton Blog

  • répondre
    Gloewen
    11 janvier 2017 at 18 h 05 min

    Merci pour ton article qui fait du bien !
    Je suis d’accord avec toi (et ce sexisme commence à me prendre la tête). C’est très bien d’en parler et d’essayer de faire évoluer les choses !

  • répondre
    moomin_mamma_
    14 janvier 2017 at 17 h 10 min

    C’est difficile de lutter, mais luttons. Sans relâche. Il y aurait tant à dire sur le sujet. Mon fils a découvert son intérêt pour les voitures chez sa nounous, où il était avec 3 autres garçons qui y jouaient. Avant ça, les voitures, il ne les regardaient même pas, il choisissait toujours la dinette. Il a 6 ans et je viens juste de me séparer de nos dinettes, on y a joué tout ce temps. Je te l’avais raconté plusieurs fois, comment dans la famille de son père et avec son père, les garçons ne pleurent pas, et comment son père m’avait agressée parce que mon fils avait du vernis à ongle sur deux doigts, m’accusant de vouloir en faire une fille… Bref, n’y revenons pas. Je travaille dans la littérature jeunesse, et j’ai eu la semaine dernière une conversation avec fleurus, leur expliquant que je ne voulais pas de livres genrés, que ce n’était pas ça, la littérature que je défendais. Sa réponse était bien rodée (l’éditrice a crée ces livres en observant ses enfants, et de toute façon il y a un public puisqu’ils en vendent des millions…:(( Autre conversation, autre éditeur, tout petit celui-là, me racontant comment les parents sur les salons se comportent: non, on ne prend pas celui-là, c’est pour les filles (lors qu’il s’agit de romans avec une fille sur la couv). Pourtant, ses livres, elle les vend facilement aux garçons, quand les parents ne sont pas là… triste. Je réagis quand même sur La reine des neige. J’ai détesté, et ce que tu en dis n’enlève rien à la façon choquante dont sont dessinées les filles. Elles n’ont rien d’humain, par contre elles correspondent très bien aux dimensions fantasmées véhiculées par toute l’imagerie pronographique (qui ne se trouve pas que dans les pornos, mais dans n’importe quelle pub et au-delà malheureusement). Au moins Vaiana est une fille humaine (presque) normale (ses yeux sont encore disproportionnés)
    Merci, comme toujours, de tes textes, de tes engagements, d’être toi <3

  • répondre
    moomin_mamma_
    15 janvier 2017 at 17 h 12 min

    tiens tu veux que je dise quelque chose qui m’agace? Et qui pourtant est une offense à l’égalité homme-femme? Eh bien ça m’agace qu’on raconte aux enfants que le papa a une graine, qu’il la met dans sa grande mansuétude dans le ventre de la mère, qui n’est donc qu’un espèce de terreau fertile et passif dans lequel le bébé pousse tout seul.
    J’aimerais qu’on commence enfin à expliquer aux enfants que le papa possède la moitié de la graine, la maman l’autre moitié de la graine, et que c’est l’union des deux qui donne le bébé, Bazar de bazar! Ca commence tout simplement par là!

  • répondre
    Filoute
    20 janvier 2017 at 18 h 58 min

    Je trouve que les jeux et jouets nature (notamment en bois style Vilac) sont moins genrés, ils semblent s’adresser aux enfants, indifféremment de leur sexe. Mes garçons (10 et 6 ans) ont ainsi un chariot de ménage, des poupons, un camion de pompiers, des jeux de construction et sont allés à l’école avec des barrettes roses, des colliers, des couronnes de roi, des bonnets de lutin. A part un ou deux gamins qui réagissaient de façon négative, les autres trouvaient que ça faisait « classe ». Dans cette école, je vois d’ailleurs de plus en plus souvent des garçons avec leur gros collier de perles en bois et le coin « table à repasser » a autant de succès chez les garçons que chez les filles. Notre cadet a choisi l’année dernière un casque rose pétant pour le ski. C’est la première fois que j’ai vu mon mari hésiter sur ce sujet, il avait peur des moqueries (qui ne se sont toujours pas manifestées). Je lui ai rappelé que la force de nos garçons était leur confiance en eux et le peu d’importance qu’ils accordaient à l’opinion malveillante. Ne les décevons pas!

  • répondre
    Amélie
    5 février 2017 at 9 h 14 min

    Je suis moi même très peu girly, et mon fils est tombé amoureux des monster trucks alors qu’il ne savait même pas encore parler (j’ai eu le malheur de laisser une fois AB moteur en fond sonore et j’ai retrouvé mon gamin hypnotisé, ça ne l’a jamais quitté…). Ça n’empêche pas qu’il m’a déjà demandé de lui mettre du vernis, qu’il enfile régulièrement mes talons, ou veut essayer mes robes… Autant que les affaires de son père au final….
    Je ne supporte pas qu’on lui dise que telle ou telle chose est un « truc de fille » et surtout LE truc qui me met hors de moi c’est quand on lui demande d’arrêter de « pleurer comme une fille »… Et le pire c’est que la moitié du temps ces expressions viennent de femmes… (maman si tu me lis !)
    J’essaye de leur expliquer qu’en faisant la chasse a ce genre de phrases clichés j’essaye d’inculquer à mon fils que dans la vie, il peut faire ce qu’il veut, il peut être qui il veut, sans se poser de limites genrées, et dans le respect de l’autre…

    • répondre
      Bambichoses
      7 mars 2017 at 14 h 28 min

      ouiii ! Moi aussi ma mère dis ça ça me rends dingue..
      Merci pour ce commentaire nous sommes bien d’accord

  • répondre
    Lizette
    4 mai 2017 at 23 h 56 min

    Depuis qu’elle est toute petite, j’habille beaucoup ma fille en bleu, pour la simple et bonne raison que j’adore cette couleur. Combien de fois j’ai pu entendre « Oooh IL est mignon, comment IL s’appelle? » Alors moi je répondais « Euh c’est une fille, elle s’appelle Ellie » « QUOI! Ellie!!! (silence…) mais c’est un nom de garçon!!! » Véridique, et c’est vraiment arrivé plusieurs fois! C’est fou quand même!
    Aujourd’hui, elle a presque 2 ans, et elle voue une passion pour les tracteurs, camions, moto, et engins de chantier en tout genre. Plus c’est gros et plus ça fait de bruit, mieux c’est!!! Et ça lui tient depuis toute petite. A coté de ça, elle ne peut s’empêcher de lâcher un très enthousiaste « WAOUH » quand elle voit mes escarpins à paillettes dorées, et se pavane telle une reine, le bras en l’air avec mes sacs à mains. Elle est comme ça ma Poupette au « prénom de garçon », habillée en bleu, elle aime les tracteurs à paillettes 😉 Et si ça déstabilise certains, et bien tant pis pour eux! C’est pas de ma faute si notre vie est plus fun que la leur 😉
    Merci pour les bouquins, je vais m’empresser d’aller y jeter un coup d’oeil. Et au passage, j’avais repéré il y a un temps « Petitou a deux mamans » de Fabienne Blanchut et Bastien Soria

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